


2009
Mes 17 ans de souvenirs.
J'ai l'image de Jean que je revisite, ça n'est plus aussi douloureux. Silhouette noire à la sortie des bars, l'odeur du tabac dans les mains que tu mets sur ma bouche. Je n'avais pas peur des tiennes. Quand on a une odeur, on est moins sale.
Bibliothèque.
J'ai retrouvé dans mes livres les fleurs que tu faisais sécher là où les mots sont beaux. J'ai lu et cru te lire. Je sais où tu as mal.
Un an pour comprendre.
Il me coûte d'écrire, les dents grincent, le corps tremble.
L'or de sa peau sous le soleil. L'aube de son corps sur le mien. Ma main dans ses cheveux. J'attends, folle dans mes larmes.
J'ai du furieux dans le corps, et de la colère dans le coeur.
J'entends les efforts de son souffle. Nuit.
J'attends d'être près de lui.
Je me mangerai la langue pour ne pas dire ce que je sais et ce que je pense.
Touchez ma fièvre du doigt!
Merci.
(P.) dit: (18:51:36)
"C'est étrange cette peur que tu as d'être trompée sentimentalement."
"Tu es à la hauteur Amandine."
Coquille blanche sur mes yeux, mes larmes coagulent.
Boîte à musique, sons de métal, enfance en friche. La veilleuse au chat sur les toits parisiens. Ce qui m'appartient, la vague dans le ventre quand je me souviens. "Ce sera moi plus tard". "Le ciel n'est pas toujours pastel et clair mon Amandine, il y a beaucoup d'orages."
Je laisse mes cauchemars à ceux qui peuvent en rire. Je laisse l'émétophobie.
Je ne suis pas encore prête.
Le mur où je dors connaît des nuits heureuses et sans sommeil, quand il ne pourrit pas de l'angoisse humide.
J'aimerais mettre entre parenthèses, entre guillemets, pour que la vie ne fasse plus mal. Choisir.
Chaque image de toi. Je me la tatoue au fond des yeux. Pour prendre le train tous les soirs, et te retrouver.
C'est pour ça que mes larmes sont comme de l'encre. C'est pour ça que j'écris. W. mon Amour.
Je suis transparente. Je n'ai de secret que pour moi même. J'ai donné de fausses explications. Vous ne me voyez pas. Vous pensez savoir qui je suis.
Redécouvrez-moi, s'il vous plaît.
J'ai Mal.
La lumière rampe, le soleil meurt.
2 commentaires:
j'aime cet article tu ecris bien et l'ambiance est sublime. Baisers! =)
Photo de nouvel an sur facebook ;)!
Perlimplpin.
Magnifique texte,
Les années passent,
La plume s'affine
L'encre s'écoule, telle une source sans jamais se tarir.
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